La législation européenne en santé et sécurité au travail n'a pas permis de réduire de manière substantielle l'incidence des maladies et accidents liés au travail. L'auteur de ce Policy Brief estime que l'approche réglementaire n'est efficace qu'à condition que l'employeur soit sensible à la qualité de vie au travail. Or, une part importante des employeurs – estimée à 22 % en Belgique et aux Pays-Bas – nie les problèmes de santé-sécurité auxquels leurs salariés sont confrontés ou rejette les pistes d'améliorations qui leur sont proposées. Par conséquent, les risques restent confinés entre les quatre murs de l'entreprise. L'auteur propose une série de mesures concrètes pour forcer les employeurs les plus réfractaires à enfin prendre ces problèmes au sérieux : la participation des victimes aux enquêtes menées à la suite d'atteintes à leur santé et la mise en place de régimes d'indemnisation, l'accès public aux données des compagnies d'assurance relatives aux maladies et accidents liés au travail, l'intervention dans les entreprises d'experts externes, le renforcement des moyens de l'inspection du travail, etc.

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Reducing the numbers of occupational victims requires an alternative prevention policy